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Efficience énergétique des bâtiments, des contraintes aux opportunités

Face au renchérissement des coûts de l’énergie et aux objectifs contraignants de réduction des émissions de CO2 en Europe, le marché de l’efficacité énergétique qui représente actuellement 40Md€ a de beaux jours devant lui.

Le bâtiment, qui est à l’origine du quart des émissions de CO2 et de 37% de la consommation d’énergie dans le monde, constitue une cible majeure pour les autorités règlementaires. En 2007, l’Union Européenne s’est notamment fixé comme objectif d’atteindre une consommation quasi nulle pour l’ensemble des nouveaux bâtiments construits d’ici 2020. Par ailleurs, ces règlementations thermiques, exigeantes pour la construction neuve, seront un facteur très incitatif pour la rénovation thermique des bâtiments anciens du fait du grand écart de performance énergétique qui va se creuser entre bâtiments neufs et anciens.

SAINT-GOBAIN, présent dans Echiquier Patrimoine, réalise actuellement 32% de son activité et 40% de son résultat d’exploitation à partir de solutions d’efficacité énergétique (isolation du bâtiment, double vitrage, LED, cellules photovoltaïques). C’est l’un des acteurs les mieux positionnés sur cette thématique. Il devrait dynamiser sa croissance organique à plus de +6% par an grâce à une offre de produits bien adaptée, tant pour la construction neuve que pour la rénovation. Par ailleurs, fort de l’expérience historique du groupe dans le verre, SAINT-GOBAIN pense atteindre un chiffre d’affaires de 2Md€ dans le secteur du photovoltaïque d’ici fin 2013. Autant d’opportunités de développement qui incitent le groupe à faire preuve d’exemplarité en matière de management environnemental par des objectifs quantifiés de réduction d’émissions de CO2, de consommation d’eau, de production de déchets… Par ailleurs, SAINT-GOBAIN fait partie des rares entreprises à réaliser des analyses de cycle de vie (ACV) pour l’ensemble du portefeuille des produits destinés au bâtiment.

On regrettera que ce potentiel soit insuffisamment mis en valeur par une gouvernance qui donne des signaux encore contradictoires?: la réunification des fonctions de président et de directeur général entre les mains de Pierre-André de Chalendar ne va pas dans le sens de l’ouverture. Néanmoins, le renouvellement progressif des membres du conseil d’administration et l’engagement fort de M. de Chalendar de ne plus avoir recours à des augmentations de capital (auparavant utilisées pour limiter le pouvoir de WENDEL, son actionnaire de référence) sont des signes encourageants vers un meilleur alignement des intérêts pour tous les actionnaires.

Marie-Ange VERDICKT pour la Lettre d’information mensuelle FINANCIERE DE L’ECHIQUIER